Académie de Rouen - Lettres

 

Locke : De tous les philosophes évoqués au chapitre 7, Locke est le mieux traité. En effet, ce penseur anglais (1632-1704) est considéré comme un inspirateur des Lumières, notamment par ses ouvrages politiques (Lettres sur la tolérance) qui manifestent le souci d'être utile à la vie sociale. Dans son Essai sur l'entendement humain, il développe une théorie de la connaissance opposée à celle de Descartes. Alors que celui-ci croyait à des "idées innées", Locke se définit comme un empiriste : c'est-à-dire que pour lui toutes nos idées se forment à partir de l'expérience et "à l'occasion de [nos] sens"(7.8).
Voltaire fait un grand éloge de Locke dans ses Lettres philosophiques (XIII) ; il y loue notamment sa modestie, sa simplicité, qui le distinguent des créateurs de systèmes et de leur ambition qu'il juge démesurée. On retrouve cette prudence dans les propos que tient à Micromégas le partisan de Locke, qui "n'affirme rien" (7.8) et qui conteste par exemple la théorie trop dogmatique, trop affirmative du dualisme cartésien, c'est-à dire de la séparation absolue de l'esprit et de la matière : il affirme ainsi que rien n'empêche Dieu de communiquer de la pensée à la matière. C'est cette modestie dans la réflexion philosophique qu'approuve Voltaire : le nain de Saturne voudrait bien embrasser le partisan de Locke ! [7.5 ; 7.8 ; 7.9 ; 2.1 (sens)]

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Termes connexes :

 philosophe ; Descartes ; idées ; sens.

Voir aussi :

lien externe : Lettres philosophiques XIII

 Les hommes de sciences (XVIIe - XVIIIe)

Fiche complémentaire à l'étude de Micromégas