LES SÉQUENCES DIDACTIQUES EN CLASSE DE 6ème
Séquence 4
"MOI AU COLLÈGE"
6EME ZEP OBJECTIF GÉNÉRAL : CULTUREL ET SOCIOLOGIQUE
SE SITUER PAR RAPPORT AU COLLÈGE
SE SITUER PAR RAPPORT AUX AUTRES
COMMENT SE METTRE AU TRAVAIL
Expression orale
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Méthodologie
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Expression écrite
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MOI AU COLLÈGE "Je suis au Collège" |
Lectures
M. Pagnol, Le temps des secrets : "Marcel entre en 6ème" N. Sarraute, Les cocottes en papier Article de journal : Aide et Action - La rentrée là-bas P. Delerm. C'est bien quand on vient d'annoncer une mauvaise note |
Vocabulaire
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Grammaire
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Orthographe
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1 - Cette séquence est montée pour une classe de 6ème en collège ZEP de septembre à fin octobre.
2 - Elle vise une meilleure socialisation et une meilleure adaptation à l'entrée en 6ème.L'élève va de lui-même aux autres (ma rentrée, sa rentrée, leur rentrée) et acquiert les outils de langue afférents.
3 - Certes, les élèves bénéficient d'études dirigées pendant lesquelles ils reçoivent de précieux conseils et des aides ; cependant ces élèves ne sont pas tous capables d'opérer les transferts entre ce qu'ils apprennent là et ce qu'il faut faire ailleurs, d'où la nécessité de réactiver spécifiquement les méthodes de travail pour le cours de français (ici, l'attention et l'apprentissage des leçons).
4 - La présentation spatiale de la séquence est donnée aux élèves et commentée en commun. L'accent est mis sur les relations entre les sous-disciplines que les élèves matérialisent avec des traits de couleur visualisant ainsi ce qu'ils devront mentalement mettre en place.
5 - Manuels utilisés :
Objectifs : se présenter et se mettre d'accord sur des règles de vie.
1 - Se présenter : Présentations croisées par deux ou trois.
2 - Contrat de classe :
a- Les règles générales :
b - Les règles avec le professeur de français (et les autres ) :
| Les élèves | Le professeur | |
| Oui | Etre à l'heure | Oui |
| Devoirs et leçons | Faire son travail | Cours prêts et copies corrigées à la date fixée |
| Oui | Etre courtois et poli | Oui |
| Les cours, les explications, les camarades | Ecouter | Les questions des élèves |
Remarque : L'important est de ocnstruire le tableau avec les élèves et c'est l'équivalence des obligations qui est importante.
MARCEL PAGNOL (1895-1974) Le temps des secrets
A ce moment, le lycée s'écroula sur nos têtes.
Je fis un bond en avant, puis je me retournai, et je vis un petit homme à fortes moustaches qui battait furieusement du tambour. L'instrument - en cuivre jaune entre deux cercles de bois bleu - me parut énorme et je me demandais pourquoi ce virtuose nous donnait ce tonitruant concert, lorsque la ruée d'une foule m'emporta vers la porte de l'étude : tout le monde s'aligna en colonne sur deux rangs, devant le tambour, qui roulait toujours à me faire enfler la tête, tandis que l'horloge sonnait comme plusieurs églises.
Enfin le tintamarre cessa, le moustachu fit demi-tour, et se retira pour traverser l'étude. Son départ démasqua un monsieur très distingué, debout et immobile comme une statue. Il était très grand, et un riche pardessus beige était jeté sur ses épaules ; il portait la tête haute, et ses yeux noirs brillaient comme du verre. Il fit un pas vers nous, en s'appuyant sur une canne noire à bout de caoutchouc, puis d'une voix de commandement, qui était sonore et cuivrée, il dit :- Les pensionnaires de sixième et de cinquième, dans l'étude à côté, la huitième étude. J'ai dit "les pensionnaires".
Il y eut un grand mouvement dans la colonne, qui se disloqua, pour le départ de ces prisonniers. Le monsieur attendit que nos rangs se fussent reformés, puis, d'une voix grave, il dit :- Les demi-pensionnaires de sixième et cinquième A et B ! Entrez.
Nous entrâmes.
Sitôt la porte franchie, il y eut une ruée générale, pour s'installer aux places convoitées : je constatai avec surprise que c'étaient celles qui étaient les plus éloignées de la chaire. Comme j'allais m'asseoir au pupitre où j'avais laissé mon cartable, la ruée m'emporta jusqu'au premier rang, et j'eus tout juste le temps de m'accrocher à la précieuse giberne*. Oliva, poussé en avant par les "grands" de cinquième, finit par s'échouer sur un banc de l'autre côté de l'étude. Il y avait des contestations à haute voix, des injures, des cris.
Notre maître impassible, comme un roc au milieu de la mer agitée, regardait les événements. Enfin, il cria une phrase que je devais entendre tous les jours, pendant deux années :- Que c'est long, messieurs, que c'est long !
C'était une sorte de mugissement mélancolique, une plainte menaçante nuancée de surprise et de regret.
Puis il se tut pendant une minute, et le tumulte s'apaisait peu à peu. Alors d'une voix tonnante il cria : - Silence !
Et le silence fut.
J'avais été porté par les bousculades jusque devant la chaire et je me trouvais assis auprès d'un garçon très brun et joufflu, qui paraissait consterné d'avoir été refoulé jusque-là.
Le monsieur remonta lentement vers le tableau noir, en traînant un peu sa jambe droite. Alors il regarda bien en face toute la compagnie, puis avec un sourire à peine esquissé, il dit d'un ton sans réplique :
- Messieurs, les élèves qui méritent une surveillance constante ont une tendance naturelle à s'y soustraire. Comme je ne connais encore aucun d'entre vous, je vous ai laissé la liberté de choisir vos places : ainsi les mal intentionnés, en faisant des efforts désespérés pour s'installer loin de la chaire, se sont désignés d'eux-mêmes. Les élèves du dernier rang, debout !
Ils se levèrent surpris.- Prenez vos affaires, et changez de place avec ceux du premier rang.
Je vis la joie éclater sur le visage de mon voisin, tandis que les dépossédés s'avançaient consternés.
Nous allâmes nous installer au tout dernier pupitre, dans le coin de droite en regardant la chaire.- Maintenant, dit notre maître, chacun de vous va prendre possession du casier qui est le plus près de sa place.(...)
Maintenant, pour inaugurer votre année scolaire, je vais vous distribuer vos emplois du temps.
Il prit sur le coin de sa chaire une liasse de feuilles, et fit le tour de l'étude, donnant à chacun celle qui lui convenait.
J'appris ainsi que nos journées débutaient à huit heures moins un quart par une "étude" d'un quart d'heure, suivie de deux classes d'une heure. A dix heures, après un quart d'heure de récréation, encore une heure de classe, et trois quarts d'heure d'étude avant de descendre au réfectoire, dans les sous-sols de l'internat.
Après le repas de midi, une récréation d'une heure entière précédait une demi-heure d'étude qui était suivie - ex abrupto*- de deux heures de classe.
A quatre heures, seconde récréation, puis de cinq à sept, la longue et paisible étude du soir.
En somme, nous restions au lycée onze heures par jour, sauf le jeudi*, dont la matinée était remplie par une étude de quatre heures : c'était la semaine soixante heures, qui pouvait encore être allongée par la demi-consigne du jeudi ou la consigne entière du dimanche.
MARCEL PAGNOL . LE TEMPS DES SECRETS . ma rentrée/ sa rentrée.
l - Lire le texte : Lecture silencieuse
2 - Vocabulaire
3 - Celui qui raconte s'appelle le narrateur : relève tout ce que ce texte nous apprend sur lui.
4 - Un adulte est aussi un personnage important de l'histoire :
a - Relève les expressions qui le désignent :
lignes 16-17
ligne 29
ligne 46
ligne 63
ligne 85
b - Recopie les indications que l'on te donne sur son physique, sur son attitude.
c - Te paraît-il sévère ? Justifie ta réponse en recopiant une phrase du texte qui te donne raison.
5 - Rédaction ou expression orale
Raconte à ta manière ce qui est dit entre les lignes 34 à 45 et 68 à 83. Dis aussi ce que tu penses de l'attitude des élèves et de la décision du maître. (emploie " je").
Dans les grandes feuilles de papier bleu qui servent à recouvrir mes cahiers et mes livres, je découpe de petits carrés que je plie et replie commeon me l'a appris pour en faire des cocottes en papier. Sur la tête de chacune, j'inscris d'un côté le nom et de l'autre le prénom d'une élève de ma classe : trente en tout et je suis l'une d'entre elles. Je les dispose sur ma table, côte à côte, en plusieurs rangs et moi, leur maîtresse... pas la vraie qui nous enseigne cette année... une maîtresse que j'invente... je m'installe sur ma chaise en face d'elles.
Ainsi je peux apprendre sans souffrance, et même en m'amusant, les leçons les plus assommantes. J'ai devant moi mon livre d'histoire ou de géographie et je pose à mes élèves et à moi-même des questions... aux cancres, quand je ne connais pas encore bien la leçon... ils bafouillent, disent toute sorte de choses stupides et drôles que j'invente en les imitant...j'aime beaucoup imiter les gens et souvent mes imitations font rire...
Enrobé de cette façon, de facéties (1), de pitreries, de tordantes inepties, parvient à s'introduire en moi et à y demeurer ce qui à l'état nu serait repoussé... traités de paix, noms de batailles, des villes, des départements, des pays, leur superficie, le nombre de leurs habitants, leurs produits... je saupoudre tout cela avec ce qui est mon goût... du genre..."Dis-moi, oui, toi, Madeleine Tamboitte... mais ne prends pas, je t'en prie, cet air ahuri... qui a gagné la bataille de Poitiers ? Qui ? Ne lui soufflez pas... Je tapote impatiemment ma table avec mon crayon... Qui as-tu dit ? Charles et Marcel... Bravo ! Non, ne riez pas. C'est Charles Martel, ignorante... Charles Martel, et toi, Suzanne Morin, dis-moi, qui a-t-il repoussé ? Quoi ! les Allemands ! Mais qu'est-ce que tu racontes, mais tu as de la bouillie dans la tête... les Allemands, c'est ceux qui nous ont pris... dis-le, Germaine Pelletier... et elle répond de sa voix de crécelle... l'Alsace-Lorraine, en 1870... Trrès bien... Et un jour nous allons la reprendre. Mais à Poitiers... - Madame ! - Bon à toi... Oui, c'est ça, à Poitiers, nous avons repoussé les Arabes... en 732. Rappelez-vous bien ça : 732... ".
Certains jours arrivent des inspecteurs.., des inspecteurs de toutes sortes... des gros poussifs (2) qui ne prononcent que quelques mots en soufflant... des méchants livides (3) et maigres qui sifflent des remarques aigres-douces ou acerbes... et moi aussi je me transforme, je change comme je veux mon aspect, mon âge, ma voix, mes façons...
Cet inspecteur est un peu dur d'oreille... "Qu'a donc répondu cette élève ?... Je transforme aussitôt la mauvaise réponse... Elle a dit cela ? Il m'a semblé pourtant... - Non, Monsieur l'Inspecteur, toute la classe l'a entendue... N'est-ce pas ? (d'un air doucereux) mes enfants ?... et toute classe en choeur, comme un bêlement.. . Oooui Maadaame. .. . "
Quel dommage de dire à mes élèves que pour aujourd'hui la classe est terminée, de ramasser toutes les cocottes en papier, de les ranger l'une contre l'autre dans leur boîte.
Nathalie Sarraute*, Enfance, Gallimard.
* Nathalie Sarraute : romancière française née en 1902.
(1) plaisanteries, bouffonneries.
(2) qui manquent de souffle, qui respirent avec difficulté.
(3) pâles.
A - Avez-vous bien lu ?
l - Résumez le jeu inventé par l'enfant.
2 - Combien trouvez-vous de personnages ? quels sont ceux qui possèdent un nom ?
3 - Quel est le but de ce jeu ? Relevez les deux phrases qui le disent clairement.
B - Et toi, comment fais-tu pour apprendre une leçon ?
Revis dans ta tête, comment tu fais pour apprendre.
Quand c'est clair, lève le doigt pour l'expliquer à tes camarades.
Ecoute les autres, il y a sûrement de bons renseignements à prendre pour toi !
LES GESTES DE L'ORTHOGRAPHE - Daniel DESALDELEER - Magnard
Avant de commencer
1. Comment penses-tu ?
Tout le monde ne pense pas de la même façon !
Complète le texte suivant avec le nom des enfants ci-dessus, en ayant soin d'attribuer à chacun la caractéristique qui lui revient. Puis entoure le numéro qui correspond à ton propre cas.
1. Pour penser, certains comme _____________voient dans leur tête des images, et il leur arrive aussi de se dire quelques mots.
2. D'autres, comme _____________ne font que parler dans leur tête peur penser.
3, D'autres encore, comme ____________ voient quelques images à la suite des mots qu'ils disent.
4. Enfin, certains, comme ___________voient directement des images sans se parler. il leur arrive même de voir des mots écrits.
Et toi ? Quel est ton modèle de pensée ?
2. Découvre un secret
As-tu découvert le secret ?
| Marc et Sandra sont contents de faire une
dictée.
Seul Marc est content. Sandra est plus à l'aise que Marc pendant la dictée. Marc et Sandra pensent de la même manière. Marc et Sandra ont les mêmes diffcultés peur écrire le mot python. Il existe une façon de mémoriser les mots qui facilite l'orthographe. Il existe une façon de penser aux mots au moment de les écrire qui facilite l'orthographe. |
oui
oui oui oui oui
oui oui |
non
non non non non
non non |
Toi aussi,
tu peux réussir en orthographe! Quelle que soit ta manière de penser, tu peux découvrir et utiliser la méthode de Marc |
PRÉ-REQUIS : NOTION DE GROUPES
Exercice n°1 : Observe la terminaison des verbes conjugués à la première personne du singulier. Relève les verbes et classe-les en deux ensembles distincts.Puis complète l'énoncé du paragraphe b.
a) 1. Je joue au foot.hall avec l'équipe première. - 2. Je cherche un compagnon de route. - 3. Je finis mes devoirs. - 4. Je cours le cent mètres en dix secondes. . 5. Jepars en vacances. - 6. Je fais un travail passionnant. - 7. Je nettoie puis je cire meschaussures. - 8. J'observe l'exemple, je réfléchis et réponds aux questions posées.
b) La finale des verbes du 1er
groupe conjugués à la 1ère personne du singulier au
présent de l'indicatif est __________
celle des verbes du 2ème et 3ème groupe est .
Exercice n°2 : Classe les infinitifs suivants dans ce tableau : alunir, respecter, démolir, courir, faire, travailler, sourire.
| 1er groupe | |
| 2èmegroupe | |
| 3ème groupe |
Exercice n°3 : (à la maison) Relève dans le texte de Marcel Pagnol les verbes conjugués des lignes 1 à 13; mets-les à l'infinitif et donne pour chacun son groupe.
A) - Verbes du 1er groupe
Exercice n°1 : Entoure le sujet je et relie-le à la finale du verbe conjugué.
l. En vacances, j'apprécie le calme, je cherche le soleil. 2. Dès que je rentre, la vie m'emporte amis son tourbillon gris. 3. A chaque début d'année, je présente mes voeux et j'organise à cette occasion une petite fête.
Exercice n°2 : Complète en évocation les énoncés suivants
Exemple : Tu lis _ jou_ mieux au tennis..
Tu vois écrit je jou e mieux au tennis...
l. _ jou_ mieux au tennis depuis que _ vari_ mes coups, que _ étudi_ les faiblesses de l'adversaire et
que _ distribu_ mieux le jeu.
2. _ constitu_ des dossiers que _ envoi_ aux services concemés.
3. _ diminu_ ma consommation de pain, vérifi_ l'équilibre énergétique de mes repas, _ modifi_ mes habitudes alimentaires, car _ essai_ de retrouver la forme.
- Au présent de l'indicatif
- quand le verbe appartient au 1er groupe (er)
- et que le sujet est JE - MOI,JE - C'EST MOI QUI
le verbe se termine par ...................
B) ATTENTION ces verbes s'écrivent aussi : je __________e
Ouvrir ---> j'ouvre
découvrir
recouvrir
offrir
couvrir
cueillir
accueillir
recueillir
souffrir
défaillir
assaillir
à savoir
par coeur
C)- Exercice n°1 : Entoure le sujet je et relie-le à la finale du verbe conjugué.
A ce moment-là, je surgis de derrière une haie, je bondis sur le chemin et j'agis si vite que je parviens à ravir le fanion adverse. Aussitôt je m'enfuis à travers bois. Je parcours les deux kilomètres qui séparent les deux camps sans encombre et j'obtiens alors le plus beau succès de ma carrière scoute, mais en même temps je reçois une punition pour désobéissance grave. Je m'en souviens comme si c'était hier.
Exercice n°2 :Complète en évocation les énoncés suivants
1. _ réfléchi _ à la situation. 2. _ ralenti _ toujours dans ce virage. 3. _ revoi_ la demiére scène. 4. _ soutien_ cette équipe. 5. _ remet_ les pendules à l'heure. 6. _ cour_ de gros risques. 7. _ me bat_ de toutes mes forces. 8. _ vien_ ce soir. 9. _ vi_ à Paris. 10. _ conclu_ une affaire, Il. _ condui_ avec prudence. 12. _ obéi_ toujours. 13. _ reçoi_ des invités.
- au présent de l'indicatif
- quand le vverbe appartient au ______ ou au ______ groupe
- et quand le sujet est JE ; MOI, JE ; C'EST MOI QUI
le verbe se termine par ..................
Atterntion
* valoir je vaux
* pouvoir je peux
* vouloir je veux
exemple : Et pourtant, je vaux mieux que cette note ; si je veux, je peux très bien savoir ma leçon.
D) - être et avoir :
* Verbe plein ? Auxiliaire ?
Exercices A la découverte de notre langue - page 57 n° 10 et II
* Révision : conjugaison de "être" et "avoir" au présent.
* avoir
avoir peur j'ai peur
avoir chaud
avoir du travail
avoir raison
* être
être curieux je suis curieux
je suis
curieuse
être content
être en retard
être prêt
être actif
être le premier
être malheureux
être fier
Quand j'emploie le verbe "être" suivi d'un adjectif, je dois savoir si JE désigne un féminin ou un masculin pour accorder l'adjectif
Nom :
Prénom
:
6è...
Contrôle d'orthographe quand le sujet est "je au présent de l'indicatif;
A - Dans ce texte, souligne les verbes dont le sujet est JE. Puis, recopie les verbes soulignés dans les bonnes cases du tableau qui se trouve dessous.
Les marins ont ôté leurs habits, ils plongent les uns après les autres et nagent sans bruitdans l'eau légère. Je fais comme eux, je nage longtemps dans l'eau si douce que je la sens à peine, pareille à un frisson qui m'entoure. Longtemps je glisse sur la surface lisse comme un miroir, loin, loin, si loin que je n'entends plus les marins ; je finis par ne plus voir les lumières du bateau.
| 1er groupe
|
|
| 2ème groupe
|
|
| 3ème groupe
|
B - Complète en écrivant les verbes donnés au présent de l'indicatif.
Je ............... (parier) que je te ............... (battre) aux échecs. J' ............... (entrer) en 6ç, le jeudi 5 septembre, je me ............... (rendre) au collège. Dès le premier jour, je ............... (rencontrer) mon professeur principal, je ............... (découvrir) mon emploi du temps ; je ............... (prendre) mes livres de classe, je ............... (pouvoir) les emporter chez moi. Le soir, je les ............... (couvrir). Finalement, je ............... (être content) de cette première journée.
C - Ecris un texte dans lequel tu dis ce que tu fais en ce moment. (Ton texte doit compter plus de 5 verbes)
VOCABULAIRE N° 1 : LES REGISTRES DE LANGUE
Pour transmettre la même information, la même personne utilise des registres différents selon son interlocuteur, le lieu où il se trouve, la nature du message et les circonstances.
Ces registres sont nombreux, mais on les regroupe d'ordinaire en trois grands types : le registre familier, le registre courant et le registre soutenu.
Le registres se différencient :
Une phrase peut combiner ces divers aspects et peut être familière, par exemple, tant du point de vue de la prononciation que de la grammaire et du vocabulaire :
T'as pas planqué mes godasses ?
Le mélange des registres, s'il ne correspond pas à une intention, est une maladresse stylistique. L'essentiel est que le registre choisi soit cohérent et qu'il soit adapté à la situation de communication.
Exercice n° 1 : Recopiez ce tableau pour y inscrire les phrases suivantes selon le modèle donné pour la 1ère.
| Phrases | Registre familier ou oral relâché | Registre courant ou soutenu |
| 1 | Qui (est-ce qui) m'a caché mon livre ? | |
| 2 |
1. Qui est-ce qui m'a planqué mon bouquin ? - 2. Attends, s'il te plaît, je n'ai pas fini mon exercice. - 3. C'est les crayons de mon frangin. - 4. Dis-lui pas où on est. - 5. Je me demandais quelle heure pouvait-il bien être ? - 6. Voulez-vous avoir l'obligeance d'avancer un peu plus vite car je suis en retard ?
Exercice n°2 : Les mot peuvent changer de sens selon qu'ils sont employés dans un registre de langue ou dans un autre. Ces phrases ont deux sens, dites lesquels et à quel registre elles correspondent.
l. Elle lui a donné une tarte. 2. Il s'est mis à table. 3.Ce tube lui a cassé les pieds. 4.On lui a donné un tuyau. 5.C'est une gourde.
Exercice n°3 :
a - Classez les phrases suivantes selon le registre dans lequel elles ont été écrites.
l. Où t'as rangé les clés ? 2. C'est pas eux qui l'ont dit. 3. Le vent chassait de gros nuages sur les cimes. 4.Qui est-ce qui a lavé ma chemise ? 5.C'est moi qui ferai la vaisselle ce soir. 6.Il était fort irrité. 7.Qui c'est qui m'a cafté au pion ?
b . Réécrivez les phrases familières selon le registre courant ou soutenu.
Exercice n°4 : Tous ces mot concernent la même notion. Classez-les selon qu'ils pourraient être prononcés dans un registre très familier, familier, courant ou soutenu.
détaler - se casser - se carapater - prendre ses jambes à son cou - se tirer - s'esquiver - fuir - jouer la fuie de l'air - filer . prendre la poudre d'escampette - se tailler - se barrer - se sauver - se débiner - mettre les voiles - déguerpir - se dérober - brûler la politesse à quelqu'un - prendre la tangente - s'éclipser.
Exercice n°5 : Réécrivez ces phrases dans un registre courant ou soutenu
1. Quand c'est que tu pars ? 2. C'est la piaule à mon frère. 3. J'ai pas dit que t'étais moche. 4.Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué. (Howard Bulen). 5.Si j'aurais su, j'aurais pas venu. 6.Ton pote, il est pas fufute.
Exercice n°6 : a . Cherchez le plus grand nombre de verbes signifiant ''cacher" et classez-les selon les différents registres de langue. (Aidez.vous du dictionnaire).
b . Même exercice avec les verbes ou expressions signifiant "rire ".
VOCABULAIRE N° 2 : LES REGISTRES DE LANGUE
A - A la découverte de notre langue page 293 n°10
B - En 1/2 classe - travail avec dictionnaire fiche n°1 exercice a et b
C - Remplir l'arbre généalogique
Récrivez l'arbre généalogique ci-dessous
en langage courant.
D - Le
vocabulaire de l'élève ... du potache (recherche commune
et classement des mots selon les registres de langue).
E - Expression écrite
Reprendre un passage de la lettre écrite à un camarade de CM 2.
-En donner une version en "registre familier".
Utilisez le vocabulaire du "potache".
- En donner une version en "registre courant".
Utilisez le vocabulaire de "l'élève".
Je +. verbes au présent/au passé composé.
GRAMMAIRE : AUTOUR DU PRESENT DE L'INDICATIF
Exemple : Depuis qu'il a marché sur la lune, l'Homme espère qu'il atteindra d'autres planètes.
Passé Présent Futur
-------------+-----------------+----------------------+----------------------->
a marché espère atteindra
1 - Place chaque verbe sur l'axe des temps ; fais un axe par phrase.
1. Quand il a lu un livre, il ne l'oublie pas.
2. Jean rêve qu'il ira sur Mars.
3. Je peux regarder par la fenêtre puisque j'ai fini l'exercice.
4. A la vue du chat, l'oiseau s'envole, bat des ailes et crie pour protéger ses petits.
2 - Complète ces phrases par hier, demain ou en ce moment.
1. ............, nous irons cueillir des jonquilles.
2. ............, un cirque s'installe sur la place.
3. ............, il a fait très froid.
4. ............, ils ont eu très peur.
5. ............, le vent se lève.
REGLE :
On emploie le présent dans une action en train de se faire (en ce moment)
On emploie le passé-composé pour une action terminée (hier)
B - Le passé-composé
REGLE : Le passé composé indique une action.............
Il se forme avec l'auxiliaire "être" ou "avoir".
L'auxiliaire est alors conjugué au présent et il est suivi du participe passé du verbe choisi.
Exemple : recevoir -> J'ai reçu un cadeau.
tomber -> Je suis
tombé ou je suis tombée (voir leçon d'orthographe)
Exercice : Réécris ces phrases au passé-composé.
1. Je vois une faute.
2. Je prends mon vélo et je vais acheter le pain, ainsi je rends service à ma mère.
Exercices dans le manuel : A la découverte de notre langue page 67 n° 1, 2 et 3.
Après la séance de grammaire sur le passé-composé
ORTHOGRAPHE
Rappel: Fiche ortho n°3 - Accord après l'auxiliaire être.
Exercice : A la découverte de notre Langue. page 68, n°9
Dictée à trous : (Cf. page 68, n° II)
I - dire : Le narrateur est un monsieur.
2 - Dicter et écrire au tableau certaines paies du texte. (les fautes de copies seront comptées)
Le marché du vieux Nice - Jules Romains
(Je me suis promené dans le marché) du cours Saleya. (J'ai acheté) un hecto de noisettes. (Je me suis) insinu(é) à travers la place de la République, fort encombrée d'étalages et d'éventaires, abondante (en soleil et) en criailleries. (Puis, j'ai) piqu(é) (dans les rues fraîches) où des odeurs (de légumes) croupissent gentiment dans l'air humide. (J'ai revu) mes chères boutiques...
EXPRESSION ÉCRITE
A la découverte de notre langue page 69 n°18
Texte à observer : Un feu de bois.
J'ai fait du feu. Un feu complet. J'ai coulé le bois, gros et petit,
je l'ai monté à mon bureau, j'en ai remp 1la cheminée
de briques selon les principes.
Une allumette, le feu y est. C'est pris, ça craque, ça ronfle,
c'est parti. Ça sent bon. Tout est chaud.
Emile Henriot
Texte à écrire
Consignes :
Comme Emile Henriot, vous rédigerez juelques lignes où vous présenterez les préparatifs d'une action au passé-composé) et le résultat (au présent ).
Exemples possibles :
LE FUTUR SIMPLE DE L'INDICATIF
1 - Emploi :
Le futur exprime des actions non encore réalisées qui se situent dans l'avenir.
Exemple: Mon cousin m'a dit : " Quand j'irai en Chine, je te rapporterai des pinceaux", et j'attends ce moment avec impatience !
Placez les verbes conjugués sur l'axe des temps.
Passé Présent du narrateur Futur
-------------+--------------------+--------------------+---------------->
2 - Conjugaison du futur :
je ............rai ; tu ............ ras ; il, elle, on ............ra ; nous .........rons ; vous ............rez ; ils, elles ............ ront
3 - Formation du futur (observations dans le manuel page 308 à 319)
verbes du 1er groupe - radical de l'infinitif (ER) ... ai ......
2ème groupe- radical de l'infinitif (IR) ... ai ...... ;
3ème groupe- pas aussi systématique que pour le 1ç et 2ç groupes mais toujours R ... ai ...... (observations dans le manuel page 308 à 319)
1 - Formation :
Le conditionnel présent d'un verbe à quelque groupe qu'il appartienne, se forme sur le radical du futur simple auquel s'ajoutent les terminaisons de l'imparfait. Exemple : chanter - je chanterais ; finir - je finirais courir - je courrais ; venir - je viendrais
2 - Emploi
- Observez : Quels sont les événements rapportés qui ne sont pas réels ?
L'aventure était si belle que Martine voulut, elle aussi, être veuve. Sylvie y consentit. Mais ce fut elle qui inventa l'histoire :- Tu aurais eu un mari capitaine de bateau. Il aurait navigué tout le temps entre la France et la Chine. Et chaque fois, en rentrant, il t'aurait rapporté des coquillages.- Et des perles ? implora Martine.- Et des perles, concéda Sylvie. Et puis, une nuit, il y aurait eu une tempête, et le bateau aurait sombré, et lui avec.- Alors, on ne l'aurait pas enterré ? demanda Martine.- Non, il serait resté au fond de l'eau.- Et le tien de mari ?- Le mien, c'est autre chose. Il serait au cimetière. Il aurait une belle tombe avec des fleurs dessus.J'irais le voir tous les dimanches (...)Elle serrait ses poupées contre son flanc.
Henri Troyat,Viou
Le conditionnel permet donc d'exprimer ...........................
SOS EMPLOI DU FUTUR ou DU PRESENT DU CONDITIONNEL
Dans quelles circonstances doit-on écrire ?
1 . Je viendrai avec plaisir.
2 . Je viendrais avec plaisir
Seule l'évocation de l'intention de l'émetteur du message permet le choix entre le futur de l'indicatif (exemple 1) ou le présent du conditionnel (exemple 2)
Observe le texte suivant : (qui peut être rapidement joué par les élèves)
A la sortie du collège, Caroline rencontre Allan et Julien deux de ses bons amis.
CAROLINE
- Bonjour, je fais une petite fête samedi ! Vous viendrez ?
LES DEUX GARÇONS
- Ah ...
CAROLINE
- Viendras-tu Allan ?
ALLAN
- Oui je viendrai.
CAROLINE
- Et toi Julien ?
JULIEN
- Oui, je viendrais sûrement, euh .., si mes parents, euh ... ; en
fait je n'en sais vraiment rien.
A l'oral la différenciation est impossible entre le futur et le conditionnel, c'est pourquoi la condition qui empêche la réalisation certaine de l'acte évoqué est souvent exprimé.
l) Je veux qu'elle sache, qu'au moment où je parle, je pense venir.
--->J'emploie le futur de l'indicatif.
2) Je veux qu'elle sache que je ne suis pas certain de venir
---->J'emploie le présent du conditionnel
Attention : la certitude ne conceme pas la réalité de l'acte. Allan dit par exemple : je gagnerai cette course.., ceci n'implique pas la victoire d'Allan mais implique qu'au moment où il parle, il veut persuader son entourage qu'il pense la victoire possible.
| Allan est décidé, il
s'exprime toujours dans le mode du certain.
|
l. Je serai demain à Paris
2. Je penserai à eux 3. Je croirais rêver 4 Je survolerais le MontBlanc. 5.Je détruirais les mauvaises herbes. 6.Je me servirai de cette idée. 7. Je couperais les ponts 8. Je sauterai en parachute. 9. Je verrai le docteur. 10. Je te dirais bien non ! l1 Je souhaiterais te revoir. 12 Je travaillerai bien. |
Julien est prudent, il s'exprime toujours dans le mode de l'éventuel. |
Exercice
a) Entoure le numéro des phrases dites par Allan
b) Reprends toutes les phrases. Imagine-les dites par Julien et écris-les.
- je partirais avec lui si
- je partirais si ...
Exemple : Tu partirais si tu allais
l. Tu partirais avec lui. 2. Nous chanterions avec la chorale. 3. Ils en oublieraient leur rôle. 4. Vous gagneriez le
gros lot. 5. Il aurait raison. 6. Tu penserais à tout. 7. Il disputerait le championnat du monde. 8. J'aurais tout changé.
Mêmes consignes que pour l'exercice précédent
1. Vous le regretteriez. 2. Ils achèteraient 3. Vous grimperiez sur les plus hauts 4. Tu ne ferais plus de faute. 5. regarderaient la télévision. 6. Vous gêneriez tout le monde. 7. Tu aurais fini ton travail. 8. Je sortirais cette nuit.
Ce que tu dols évoquer au moment de l'écriture, c'est ce que tu veux exprimer
Ils sont tous pareils, les écoliers, ici comme là-bas. Fiers et intimidés, impressionnés et enthousiastes... Mais, si les rites de la rentrée se ressemblent, les enfants sont sans doute là-bas, plus qu'ici, portés par la famille, le village, et l'espoir placé par tous dans cette chance qu'ce leur donne. Encore faut- il avoir les moyens de la saisir... Et c'est là que l'intervention dAide et Action prend tout son sens, qui fait de la rentrée une fête.
SENEGAL Le marabout veille...
L'ouverture de l'école est prévue entre le 7 et le 15 octobre. L'inscription a eu lieu au mois de mai. Elle est confirmée selon le nombre de places et si le niveau demandé existe dans l'école d'affectation.Pour une première inscription, une cotisation de 15 FF. ( 1500 F CFA) est demandée aux parents. Parmi les autres frais, le trousseau (120 FF minimum) et le budget marabout*, pour le bon déroulement des études. : les prières et parfois les sacrifices sont les bienvenus (entre 10 et 300 FF, à négocier). Dans les quartiers populaires, la surcharge des écoles oblige les parents à inscrire leurs enfants dans des écoles éloignées. En milieu rural, il n'y a parfois pas d'école : c'est le marabout qui refuse l'implantation d'une école "française" amis le village, ou l'effectif qui n'est pas suffisant, ou encore l'absence d'enseignants, ces derniers n'étant guère attirés par les villages de brousse.
MADAGASCAR Rentrée en fanfare
Septembre : les enfants endossent avec fierté leur tenue de classe toute neuve. Les non scolarisés suivent d'un regard ébloui et envieux ces héros du jour. Le Ministre organise en effet une rentrée officielle très solennelle : après les discours d'usage des divers responsables civils, chaque établissement scolaire fait défiler, au rythme des fanfares, ses élèves, avec leur tenue scolaire ou déguisés en tenue de carnaval. Pour acheter les uniformes, les vêtements neufs, les foumitures, les parents ont consenti à un gros sacrifice au détriment des besoins quotidiens. Avec les frais scolaires et le coût du trousseau, la rentrée revient à 75 FF, en moyenne ; l'instituteur quant à lui n'est pas épargné par les difficultés, surtout lorsqu'il est parent d'élève. Son salaire, très bas (200 à 300 FF/mois), l'oblige à exercer d'autres activités (agriculture, élevage, petit commerce) qui lui prennent tellement de temps qu'il n'arrive pas toujours à assurer 8 heures de cours quotidiennes.
TANZANIE On ne peut pas rentrer sans payer
En janvier, les enfantts reprennent le chemin de l'école, souvent située à plusieurs kilomètres du village. Les demandes d'incription s'effectuent au mois de novembre. La date de la rentrée est communiquée par le bouche à oreille, soit au moment de l'inscription, soit par le directeur aidé du comité scolaire et du chef du village, pendant le recensement des enfants en âge d'être scolarisés. Cette date est rarement respectée. Ceci explique, en partie, les retards des enfants en primaire. Les moyens familiaux y sont également pour beaucoup. Un enfant ne peut être admis avant d'avoir payé les frais de scolarité qui s'élèvent à environ 1000Tshs (10 FF) par an. Sur 100 inscrits, seulement 80 sont capables de payer dès le début de l'année scolaire. Pour se procurer l'uniforme obligatoire, ils ont vendu une chèvre, hypothéqué un champ, ou un proche parent a offert un bout de tissu et un autre l'a fait coudre... toute la famille a participé.
BÉNIN Un équipement qui coûte cher
"Lorsque la rentrée est proche et que je pense aux dépenses qui m'attendent, mon coeur bat", déclare ce père de famille en regardant son plus jeune fils essayer d'un air radieux sa toute nouvelle tenue kaki. C'est en effet aux parents d'habiller les enfants, d'acheter toutes les foumitures et les manuels scolaires, de leur donner l'argent de leur petit déjeuner. Ils doivent également payer l'écolage. En zone rurale, le coût moyen pour préparer la rentrée d'un enfant du primaire est de 15 FF. La rentrée a lieu début octobre.
(*) Marabout : sorcier du village, envoûteur.
TEXTE N° 4 C'est bien, quand on vient d'annoncer une mauvaise note
On avait tellement attendu avant d'en parler qu'on pensait ne plus pouvoir se décider. Il fallait au moins avoir un bon résultat à donner en même temps, mais justement on n'avait eu que 10 à l'interro de vocabulaire qu'on croyait réussie, alors que ce 3 en maths restait tout seul, en travers de la gorge.
Toute la vie en était changée. D'un côté, cela faisait vivre les choses plus fort. On se disait :
" Je vais profiter à fond de mon mercredi chez Sébastien. Et le soir, au repas, je dirai ma note ".
Mais l'après-midi n'avait pas été extraordinaire : il pleuvait, on avait dû faire un Trivial pursuit au lieu de jouer dans le jardin. Le soir, on n'aurait pas pu parler des maths, de toute façon, des amis étaient restés pour le dîner.
Au début, ce n'était pas trop grave, un problème raté, ça arrive, mais les jours passaient, et le 3 se promenait sur toutes les idées, tous les moments :
- Mon dernier cours de piano, avant d'annoncer mon 3.
- Mon dernier poulet rôti-frites avant d'annoncer mon 3.
Bien-sûr, on se répète les phrases des parents, faute avouée est à moitié pardonnée, il ne faut rien cacher à ceux qu'on aime, etc. Mais ça ce sont des mots, et puis on les répète dans sa tête, plus ils paraissent froids et vides, inutiles.Si seulement les parents pouvaient se contenter de vous punir, dans ces cas-là. Mais on sait bien. Ils disent :
- Au prochain contrôle en dessous de 5, tu seras privé de télé le mardi soir !
S'ils tenaient le contrat, ce ne serait pas terrible. On serait embêté, sans plus. Ça serait comme un marché ; on aurait même l'air d'être la victime. Mais les parents ne tiennent pas souvent leur parole. Ils oublient de vous punir, et vous,vous restez-là, avec tout le remords. Ils ont de la peine, et vous, vous n'êtes qu'un enfant gâté qui ne sera même pas privé de télé. En fait le mieux, c'est quand ils vous disent :
- Je veux que ce soit la demiére fois, c'est entendu ?
On fait très vite oui oui, la tête rentrée dans les épaules. On a l'air lourd, immobile, mais à l'intérieur on se sent tout léger. Au lieu de vivre des derniers moments, on va vivre, tout simplement. On va s'endormir sans problème, avec un album de BD et il n'y aura plus tous ces 3 en maths qui rentraient dans le bureau de Gaston, chaque fois que Fantasio se mettait en colère. C'est bien, quand on vient d'annoncer une mauvaise note.
PHILIPPE DELERM , C'est bien
TEXTE N° 4 FICHE ÉLÈVE
Nom : Prénom :
Séquence : Moi au collège Evaluation finale
A - Questionnaire de lecture
Les questions suivent l'ordre du texte.
l - Pourquoi l'élève attend-il avant d'annoncer son 3 en maths ?
2- Finalement, il décide qu'il annoncera son 3
après .....................................................................
après .....................................................................
après .....................................................................
Complète en recopiant les mots du texte.
3- Que se dit-il dans sa tête pour essayer d'être moins angoissé ?
Recopie les phrases du texte ou bien explique avec tes mots.
4- Quelles sont les deux réactions possibles des parents ?
ou ils .....................................................................
ou ils .....................................................................
5- Dans l'ensemble du texte, relève des mots qui disent comment se sent l'enfant.
| avant d'avoir dit | après avoir dit |
|
|
B - Rédaction
A ton tour, raconte ce qui se passe pour toi quand tu dois annoncer une mauvaise note. Comment t'y prends-tu ? Quels sont tes soucis ? Comment te sens-tu avant et après l'avoir dit ?
Raconte en écrivant "je", emploie correctement le présent, le passé-composé, certains verbes de ton devoir devront être au futur simple et au conditionnel présent. Soigne l'écriture, la présentation, la ponctuation et l'orthographe.