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Au XIXe siècle, le bouleversement profond de la
société et l'affaiblissement des croyances religieuses provoquent un certain
déséquilibre. L'imagination et la sensibilité l'emportent sur la raison. On estime que la sensibilité est un fluide plus sûr que la raison, car l'esprit humain se modifie avec le temps, tandis que le coeur ne change pas. Ces deux qualités toutes personnelles l'imagination et la sensibilité tournent naturellement l'homme vers lui-même. D'où un certain égocentrisme. |
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| Analyse du « moi » | ||
On s'examine dans ce qu'on a de particulier,
d'exceptionnel. Ce narcissisme est à la source de nombreuses confessions, romans autobiographiques et autoportraits. Mais, dit Hugo : « Insensé, qui crois que je ne suis pas toi ! » |
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| Affirmation du « moi » | ||
On se distingue par l'originalité dans les manières, le
costume, le langage, ou l'originalité dans la conduite de sa vie, les rapports sociaux, la revendication de sa liberté avec parfois une bravade anti-sociale, ou plutôt anti-bourgeoise. |
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| Orgueil du « moi » et sentiment de supériorité | ||
On a conscience de son génie
personnel, même s'il n'est pas reconnu par la société. |
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| Primauté du « moi » sur le social | ||
On juge les droits individuels supérieurs à ceux que la
société a sur l'individu. Par exemple, dans l'amour, - deux êtres que les hommes séparent ont le droit de s'unir devant Dieu. - deux êtres que les hommes ont unis sans amour ont le droit de tenir cette union pour nulle. |
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la mélancolie romantique / les luttes romantiques / l'art romantique : un art européen
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