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« J'appelle classique le sain, romantique le malade » dit Goethe.
Les causes :

Situation historique :
Profond malaise dû à la situation politique et à l'accélération de l'histoire entre 1789 et 1848. D'où
- le sentiment d'être impuissant à modifier le cours des choses
- le sentiment du déclin, de la fin des choses, de la fuite inexorable du temps.

  Victor Adam, Juin 1830 - La barricade de la rue Saint-Antoine

Situation sociale :
Les jeunes romantiques se sentent isolés, inadaptés, et vivent spirituellement en marge de la société, parfois en lutte contre elle, sans avoir de solides soutiens intellectuels et moraux.

Par suite des bouleversements sociaux depuis 1789, Les Romantiques n'ont plus rien de commun avec les deux générations précédentes.

L'épopée napoléonienne et les mythes qu'elle engendre ravivent encore leur nostalgie.

Gros, 1796 - Bonaparte au pont d'Arcole

Girodet, 1801 - L'apothéose des héros français morts pour la patrie pendant la guerre de la Liberté.

Gros, 1804 - Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa

Gros, 1808 - Napoléon sur le champ de bataille d' Eylau

Géricault, 1812 - Officier chasseur à cheval de la garde impériale chargeant

Géricault, 1814 - Cuirassier blessé quittant le feu

Les conséquences : l'homme « inadapté » et mélancolique

Il se caractérise par :  
– le refuge dans la rêverie et dans la solitude
– une attitude instable, passant de l'enthousiasme au désespoir qui mène parfois au suicide.
une mélancolie sans cause précise et sans remède qu'on appellera le « mal du siècle ».
– l'impression d'être maudit, marqué par la fatalité,
– une complaisance à la douleur qui grandit l'être,
   qui le révèle à lui-même,
le goût des larmes

Friedrich, 1822 - Femme à la fenêtre

Chassériau - Sapho se précipitant dans la mer

Füssli, 1794 - Solitude à l'aube

 Delacroix, 1838 - Frédéric Chopin

Goethe, 1774 - Werther

– la fascination pour les paysages tristes

– pour le macabre, l'hallucination, le fantastique

 Friedrich, 1822 - L'arbre aux corbeaux

Friedrich, 1810 - L'Abbaye dans un bois de chênes

Friedrich,  1800 - Cavalier terrassé par un serpent géant

– l'aspiration vers l'Infini, le Beau, c'est-à-dire, le plus souvent :
la nature dans son immensité,

– la nature dans son aspect sauvage, non domestiquée par l'homme,

la nature dans laquelle on trouve Dieu

Friedrich, 1818 - Femme regardant le soleil levant

Friedrich, 1824 - Arbres au clair de lune

Wolf, 1778 - Geltenbachfall en hiver

Friedrich, 1812 - Croix et cathédrale sur la montagne

l'aspiration vers « l'ailleurs », les rêves de voyages notamment vers l'Italie ou l'Orient, à la suite de l'expédition d'Égypte et de la conquête de l'Algérie.

Dauzats, 1840 - Le Passage des Portes de fer

l'exaltation du moi / les luttes romantiques / l'art romantique : un art européen

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