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Y A-T-IL INÉGALITÉ ENTRE LES SEXES ?

FAIRE UN RÉSUMÉ ET L'ÉVALUER

Dans le texte de Rostand, on a souligné l’idée directrice de chaque paragraphe ; on a mis en rouge la phrase qui énonce la thèse de l’auteur ; on a mis en italique et en bleu les connecteurs logiques et les marques de l’énonciation qui doivent être gardées.
  • Faites de même dans le résumé proposé dans la colonne de droite.
  • Avec des retours à la ligne, mettez bien en vis-à-vis les idées qui se correspondent.

Évaluation :

  • Ce résumé reprend-il l’essentiel du texte original ? Complétez ce qui manque.
  • Ne garde-t-il que l’essentiel ? Réduisez les passages trop développés.
  • Corrigez les impropriétés en vous servant, au besoin, du dictionnaire des synonymes.

 Y a-t-il inégalité entre les sexes ?

[Le texte original est à la fin du fichier]

TEXTE ORIGINAL DE JEAN ROSTAND

RÉSUMÉ À ÉVALUER

Que faut-il penser des différences psychologiques entre les deux sexes, qu'elles soient intellectuelles ou affectives ?

Un fait tout d'abord s'impose, à savoir que la différenciation biologique des sexes n'introduit entre eux aucune vraie inégalité d'intelligence. Le quotient intellectuel n'est pas, en moyenne, plus élevé chez les garçons que chez les filles. Il y a assez de femmes de génie pour qu'on ne puisse accuser les hormones féminines de faire obstacle à l'épanouissement des plus hautes qualités intellectuelles.

Mais à défaut d'inégalité, n'y a-t-il pas des différences dans les qualités intellectuelles des deux sexes ?

On dit que l'homme est plus créateur, plus apte aux études scientifiques. Davantage encore, dans le domaine du caractère, on établit des différences entre l'homme plus agressif, plus orgueilleux, et la femme plus timide, plus sensible, etc.

Mais dans tout cela, quoi d'inné et quoi d'acquis ? Quoi d'héréditaire et quoi de circonstanciel ? Lorsque nous parlons de l'homme et de la femme, il ne faut jamais oublier que nous comparons non pas deux types naturels et biologiques, mais deux types artificiels et sociaux...

Éducation familiale et scolaire, relations avec les parents et avec les étrangers, habillement, coiffure, jeux, traditions affectives ou culturelles, tout diffère pour le petit garçon et la petite fille. Toute la société, dès la naissance, pèse insidieusement sur l'individu pour le rendre conforme à un certain idéal conventionnel. " L'éternel masculin " et " l'éternel féminin " sont, pour une large part, l’œuvre de la société. En fin de compte, les poupées et les soldats de plomb n'auraient-ils pas autant de responsabilité que les données biologiques dans la différenciation psychologique de l'homme et de la femme.

Que dire des différences entre les deux sexes ? La différence des sexes n'inclut pas une domination d'intelligence. La capacité cérébrale est égale chez le garçon et chez la fille. On ne peut alors rabaisser la femme pour ses origines biologiques. En revanche, y a-t-il des différences précises dans les penchants des deux sexes ? L'homme serait apparemment fort et résistant tandis que la femme serait plus sensible. Thèse qui n'est pas prouvée. Admettons que les abords sexuels peuvent augmenter la domination cérébrale masculine et augmente la soumission intellectuelle de la femme. Plus encore, sur le plan caractériel, on a marqué des écarts entre l'homme digne et la femme fraîche et humble. Mais au centre de cela, quoi d'inné, quoi d'acquis ?

 

" ÉTERNEL FÉMININ, ÉTERNEL MASCULIN "

       Que faut-il penser des différences psychologiques entre les deux sexes, qu'elles soient intellectuelles ou affectives ?
        Un fait tout d'abord s'impose, à savoir que la différenciation biologique des sexes n'introduit entre eux aucune vraie inégalité d'intelligence. Le quotient intellectuel n'est pas, en moyenne, plus élevé chez les garçons que chez les filles. Il y a assez de femmes de génie pour qu'on ne puisse accuser les hormones féminines de faire obstacle à l'épanouissement des plus hautes qualités intellectuelles.
        Mais à défaut d'inégalité, n'y a-t-il pas des différences dans les qualités intellectuelles des deux sexes ?
        On dit que l'homme est plus créateur, plus apte aux études scientifiques. Davantage encore, dans le domaine du caractère, on établit des différences entre l'homme plus agressif, plus orgueilleux, et la femme plus timide, plus sensible, etc.
Mais dans tout cela, quoi d'inné et quoi d'acquis ? Quoi d'héréditaire et quoi de circonstanciel ? Lorsque nous parlons de l'homme et de la femme, il ne faut jamais oublier que nous comparons non pas deux types naturels et biologiques, mais deux types artificiels et sociaux...
        Éducation familiale et scolaire, relations avec les parents et avec les étrangers, habillement, coiffure, jeux, traditions affectives ou culturelles, tout diffère pour le petit garçon et la petite fille. Toute la société, dès la naissance, pèse insidieusement sur l'individu pour le rendre conforme à un certain idéal conventionnel. " L'éternel masculin " et " l'éternel féminin " sont, pour une large part, l’œuvre de la société. En fin de compte, les poupées et les soldats de plomb n'auraient-ils pas autant de responsabilité que les données biologiques dans la différenciation psychologique de l'homme et de la femme.

Séries technologiques - Juin 1978