À la ligne - retraits -
tabulations -
Afficher
le texte masqué - Afficher le commentaire
SUZANNE AU
CINÉMA
ANALYSER UNE PÉRIODE
Si vous êtes en difficulté vous trouverez une aide en affichant
le texte masqué. Vous trouverez le corrigé en affichant le
commentaire (en version Word).
Le piano
commença à jouer. La lumière s'éteignit. Suzanne
se sentit désormais invisible, invincible et se mit à pleurer
de bonheur.
C'était
l'oasis, la salle noire de l'après-midi, la nuit des solitaires, la
nuit artificielle et démocratique, la grande nuit égalitaire
du cinéma, plus vraie que la vraie nuit, plus ravissante, plus consolante
que toutes les vraies nuits, la nuit choisie, ouverte à tous, offerte
à tous, plus généreuse, plus dispensatrice de bienfaits
que toutes les institutions de charité et que toutes les églises,
la nuit où se consolent toutes les hontes, où vont se perdre
tous les désespoirs, et où se lave toute la jeunesse de l'affreuse
crasse de l'adolescence.
Marguerite Duras - Un barrage contre le Pacifique