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les notes
LA BARRICADE DU FAUBOURG
SAINT-ANTOINE
FIGURES DE STYLE :
LINSISTANCE
Lentassement des
objets :
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Copiez dans le tableau à la fin du fichier toutes les
énumérations.
Analysez-les
-
Mettez en vert et en gras les mots appartenant au champ lexical du
fouillis.
La grandeur, lénormité :
-
Mettez en bleu et en italique toutes les
anaphores
-
Mettez en rouge et en gras tous les mots très
forts. Parmi eux, soulignez
ceux qui sont
hyperboliques
Quel lien faites-vous entre le style du texte et lobjet
décrit ? |
Question préalable :
Quest-ce quune barricade ?
Une barricade est une construction faite d'entassement d'objets
hétéroclites, rapidement improvisée, par des hommes
souvent très différents, unis pour défendre une cause
ou un idéal politique.
Elle est un symbole de l'action révolutionnaire ; elle est donc
perçue bien différemment par ceux qui la défendent et
par ceux qui l'assaillent. (réponse d'une classe de
seconde)
LA BARRICADE
De quoi
était faite cette barricade ? De l'écroulement de trois
maisons à six étages, démolies exprès, disaient
les uns. Du prodige de toutes les colères, disaient les autres. Elle
avait l'aspect lamentable de toutes les constructions de la haine :
la ruine. On pouvait dire : "Qui a bâti
cela ?". On pouvait dire aussi : "Qui a détruit cela ?".
C'était l'improvisation du bouillonnement. Tiens ! cette
porte ! cette grille ! cet auvent ! ce chambranle ! ce
réchaud brisé ! cette marmite fêlée !
Donnez tout ! jetez tout ! poussez, roulez, piochez, démantelez,
bouleversez, écroulez tout ! C'était la collaboration
du pavé, du moellon, de la poutre, de la barre de fer, du chiffon,
du carreau défoncé, de la chaise dépaillée, du
trognon de chou, de la loque, de la guenille, et de la malédiction.
C'était grand et c'était petit. C'était l'abîme
parodié sur place par le tohu-bohu. La masse près de
l'atome ; le pan de mur arraché et l'échelle
cassée : une fraternisation menaçante de tous les
débris : Sisyphe avait jeté là son rocher et Job
son tesson. En somme, terrible. C'était l'acropole des va-nu-pieds.
des charrettes renversées accidentaient le talus : un immense
haquet y était étalé en travers, l'essieu vers le ciel,
et semblait une balafre sur cette façade tumultueuse ; un omnibus,
hissé gaiement à force de bras tout au sommet de l'entassement,
comme si les architectes de cette sauvagerie eussent voulu ajouter la gaminerie
à l'épouvante, offrait son timon dételé à
on ne sait quels chevaux de l'air. [...] Si l'océan faisait des digues,
c'est ainsi qu'il les bâtirait. La furie du flot était empreinte
sur cet encombrement difforme. Quel flot ? la foule. On croyait voir
du vacarme pétrifié. On croyait entendre bourdonner, au-dessus
de cette barricade, comme si elles eussent été là sur
leur ruche, les énormes abeilles ténébreuses du
progrès violent. Était-ce une broussaille ? était-ce
une bacchanale ? était-ce une forteresse ? Il y avait du
cloaque dans cette redoute et quelque chose d'olympien dans ce fouillis.
On y voyait dans un pêle-mêle plein de désespoir, des
chevrons de toit, des morceaux de mansardes avec leur papier peint, des
châssis de fenêtre avec toutes leurs vitres plantés dans
les décombres, attendant le canon, des cheminées descellées,
des armoires, des tables, des bancs, un sens dessus dessous hurlant, et ces
mille choses indigentes, rebuts même du mendiant, qui contiennent à
la fois de la fureur et du néant. On eût dit que c'était
là le haillon d'un peuple, haillon de bois, de fer, de bronze, de
pierre, et que le faubourg de Saint-Antoine l'avait poussé là
à sa porte d'un colossal coup de balai, faisant de sa misère
sa barricade.
HUGO Les Misérables
Cinquième partie L.1
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Énumérations, accumulations |
Analyse
(ex : 7 verbes daction à
limparfait) |
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