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Un principe fondamental |
| Quel est ce principe ? |
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Vous venez de consacrer l’inviolabilité du
domicile, nous vous demandons de consacrer une inviolabilité plus haute
et plus sainte encore, l’inviolabilité de la vie humaine. Assemblée constituante - 1848 *J'ai dévoué ma vie au progrès, et le point de départ du progrès sur
la terre, c'est l'inviolabilité de la vie humaine. De ce principe découlent
la fin de la guerre et l'abolition de l'échafaud. *L’inviolabilité
de la vie humaine est le droit des droits. Tous les principes découlent
de celui-là. Il est la racine, ils sont les rameaux. L’échafaud est un
crime permanent. C’est le plus insolent des outrages à la dignité
humaine, à la civilisation, au progrès. Toutes les fois que l’échafaud
est dressé, nous recevons un soufflet. Ce crime est commis en notre nom. *C’est
surtout par la protection de notre ennemi que les principes s’affirment.
La grandeur des principes, c’est d’ignorer. Les hommes n’ont pas de
noms devant les principes ; les hommes sont l’Homme. Les principes
ne connaissent qu’eux-mêmes. Dans leur stupidité auguste, ils ne
savent que ceci : la vie humaine est inviolable.
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| Quelles sont ses conséquences ? |
| *Aux termes
de la loi, un juge a dû assister à cette exécution. D'un signe il
pouvait tout arrêter. Que faisait-il donc au fond de sa voiture, cet
homme pendant qu'on massacrait un homme ? Que faisait ce punisseur
d'assassins, pendant qu'on assassinait en plein jour, sous ses yeux, sous
le souffle de ses chevaux, sous la vitre de sa portière ? Et le juge n'a pas été mis en jugement ! et le bourreau n'a pas été mis en jugement ! Et aucun tribunal ne s'est enquis de cette monstrueuse extermination de toutes les lois sur la personne sacrée d'une créature de Dieu ! Le dernier jour d'un condamné- Préface 1832 *Ayons
ceci présent à l’esprit, et que la conscience du juge religieux et
honnête médite d’accord avec la nôtre : indépendamment du grand
forfait contre l’inviolabilité de la vie humaine accompli aussi bien
sur le brigand exécuté que sur le héros supplicié, tous les échafauds
ont commis des crimes. Le code de meurtre est un scélérat masqué avec
ton masque, ô justice, et qui tue et massacre impunément. *Il y a une divinité horrible, tragique,
exécrable, païenne. Cette divinité s’appelait Moloch chez les Hébreux
et Teutatès chez les Celtes ; elle s’appelle à présent la Peine
de Mort. Elle avait autrefois pour pontife, dans l’Orient, le mage, et,
dans l’Occident, le druide ; son prêtre aujourd’hui, c’est le
bourreau. Le meurtre légal a remplacé le meurtre sacré. *Quelle idée les hommes se font-ils donc
du meurtre ? Quoi ! en habit, je ne puis tuer ; en robe je
le puis ! comme la soutane de Richelieu, la toge couvre tout !
Vindicte publique ? Ah ! je vous en prie, ne me vengez pas ! *Talion, oeil pour oeil, dent pour dent, mal pour mal, voilà à peu près
tout notre code. Quand donc la vengeance renoncera-t-elle à ce vieil
effort qu’elle fait de nous donner le change en s’appelant Vindicte ?
Croit-elle nous tromper ?
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