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La peine de mort est-elle juste ? (II) |
| Que penser des verdicts ? |
| *Quoi !
voilà un homme, un homme que le tribunal spécial a condamné ! un
homme frappé pour le plus incertain de tous les délits, un délit
politique, par la plus incertaine de toutes les justices, la justice
politique ! La déportation - 1850 *Cet
homme, ce condamné, ce criminel selon les uns, ce héros selon les
autres, car c’est là le malheur des temps... (Explosion de murmures
à droite. ) *Pourquoi
refuse-t-on à Guernesey ce qu’on avait tant de fois accordé à Jersey ?
pourquoi la concession à l’une et l’affront à l’autre ?
pourquoi la grâce ici et le bourreau là ? pourquoi cette différence
là où il y avait parité ? *Il
faut bien que la société se défende, n’est-ce pas ? où en
serions nous si, etc., etc., etc. ? L’audace des malfaiteurs n’aurait
plus de bornes. On ne verrait qu’atrocités et guet-apens. Une répression
est nécessaire. Enfin, c’est votre avis, monsieur, les Tapner doivent
être pendus, à moins qu’ils ne soient empereurs. Pourquoi Tapner, au lieu de tuer une femme, n’en a-t-il pas tué trois cents, en ajoutant au tas quelques centaines de vieillards et d’enfants ? pourquoi, au lieu de forcer une porte, n’a-t-il pas crocheté un serment ? pourquoi, au lieu de dérober quelques schillings, n’a-t-il pas volé vingt-cinq millions ? Pourquoi, au lieu de brûler la maison Saujon, n’a-t-il pas mitraillé Paris ? Il aurait un ambassadeur à Londres. Affaire Tapner - À lord Palmerston - 1854 *Ainsi,
à vingt ans d’intervalle, pour deux révoltes, pour le 18 Mars et le 2
Décembre, telles ont été les deux conduites tenues dans les régions du
haut desquelles on gouverne : contre le peuple, toutes les rigueurs ;
devant l’empereur, toutes les bassesses. *Ayant
épargné celui-ci, allez-vous frapper celui-là ?
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