LE ROBERT ÉLECTRONIQUE

Le "Robert électronique" demeure sans doute le meilleur outil de travail offert au professeur de Français. Utilisé très souvent dans les CDI, en consultation libre par les élèves, il doit faire l'objet d'au moins une séance de méthodologie pour tous les élèves qui auront à le consulter. Il peut être aussi très utile dans la salle de classe.

I. Eléments techniques : les trois modes de consultation

Sur une base de données quasiment semblable, on peut consulter de trois manières le Robert

1. Sous DOS
2. Sous Windows
3. En réseau.

Il convient toutefois d’avoir le " pilote " correspondant ; si le CDI possède le CD-ROM de base on peut se procurer auprès des distributeurs le " pilote " Windows pour une somme (assez) modique.


II. La navigation

1. La requête

 

2. L’approfondissement

La simplicité de la navigation permet aux élèves de " prendre en main " immédiatement l’outil; alors commence le travail pédagogique...


 

3. Les autres fonctions - Phonétique

- Conjugueur
- Dictionnaire de citations (indépendant, si l’on veut, des définitions)
- Exportation des citations
- Possibilité d’exporter les définitions.

 


LE ROBERT ÉLECTRONIQUE.

Exemple d’étude de textes argumentatifs.

1. But pédagogique.

Il s'agit de comprendre un texte complexe pour les élèves concernés, tout en leur apprenant des méthodes de consultation du dictionnaire. La séance avait été précédée par un cours sur le réseau lexical, mais les exercices n'avaient porté que sur des textes descriptifs.

2. Dispositif.

Les élèves ont à rédiger individuellement chez eux un travail sur un texte de J. Rigaud, l’Irrationnel (cf. Annales) ;

Type de questions

1) Relevez les termes qui appartiennent au champ lexical de l'irrationnel. Vous les classerez selon un ordre que vous expliquerez.
2) Quelles sont, selon l'auteur, les différentes formes que prend l'irrationnel dans nos sociétés.
3) Pour quelle raison majeure l'auteur critique-t-il ces recours à l'irrationnel ?

La préparation se fait à partir d’un autre texte, comme celui de Robert Debré, L'appel de l'irrationnel

Le Robert électronique peut être utilisé

- en classe complète, avec la tablette de rétroprojection ;
- en modules, avec postes en réseau
- en modules avec un poste " mobile "

3. Déroulement de la séquence

3.1. La séquence commence par une interrogation simple sur la notion d'IRRATIONNEL. La classe réagit en proposant toute sorte de pistes :
- rationnel / irrationnel
- raison / raisonnable
- réflexion.


3.2. On lit alors le texte de J. Rigaud, ainsi que la première question posée. Une brève analyse de la question permet d'en dégager les deux exigences : un relevé qui doit être exhaustif dans le texte ; un relevé qui doit être raisonné

3.3. Lecture du texte de R. Debré .Tous les exercices en classe porteront sur ce premier texte. première recherche simple dans le Dictionnaire Electronique : tous les termes non connus sont recherchés. On écarte ensuite les termes qui n'appartiennent pas au réseau lexical de l'"irrationnel".Sont recherchés (demande des élèves) : humanitarisme, fâcheux, superstition, sorciers, astrologues, ingestion, hypnotisme (réponse donnée par la classe et vérifiée dans le dictionnaire), parapsychologie, magnétiseurs, radiesthésistes, psychocinétique, crédulité. Les définitions sont notées, avec des éléments d'analyse supplémentaire. Si la fonction du Robert Electronique "Synonymes" est ouverte, lors de l'appel d'un mot, elle est consultée. Les élèves constituent des "séries de termes" qui commencent à se croiser.

On recherche dans le texte des systèmes de coordination et d'opposition dans les expressions qui comportent le mot raison ou rationnel, ou qui sont en relation avec ces notions. Les recherches préliminaires, notamment tout ce qui a été trouvé avec les synonymes sont utilisées pour dresser un tableau. Les termes en majuscule (texte original) sont vite repérés puis on complète un tableau avec les termes du texte. Le dictionnaire est sollicité chaque fois qu'un terme n'est pas compris avec précision. Le Robert Electronique permet de faire la recherche sans perte de temps.


Exemple

BON SENS et RAISON # APPEL A L'IRRATIONNEL
science # croyance
esprit critique # crédulité
justes méthodes # imposition des mains, ingestion d'une tisane
démonstrations rationnelles # fausses sciences
expériences valables
psychologie # parapsychologie, chimères, sottises, psychocynétique
effort pour comprendre

Synthèse des éléments trouvés et organisation d'un vocabulaire structuré autour des éléments du texte. - notion de raison et de rationnel - esprit scientifique (esprit critique, effort pour comprendre)
- méthodes rationnelles (justes méthodes, démonstrations, expériences)
- notion d'irrationnel - esprit irrationnel (croyance, crédulité, sottises, chimères)
- domaines d'application (parapsychologie, guérisseurs, diseuses de bonne aventure, etc.).

Relecture du texte pour dégager la structure logique de l'argumentation.

4. Remarque

Le Robert électronique est ici utilisé presque comme serait utilisé l'ouvrage papier. Mais il a permis
- que la recherche se fasse en commun (enrichissement des démarches)
- que la consultation ne soit pas lassante, grâce à la rapidité d'accès.
- et il a permis d'utiliser facilement les synonymes (et de les " commenter " immédiatement)

 

Autres pratiques : Les Citations

- pour rechercher des idées pour un devoir de type 1
- pour clarifier une notion lors de l’étude d’un texte.

Textes (Cf. Annales)

Liberté Consommation BERNANOS 77-ST
Liberté Fiction MORIN 85-SG
Liberté Idéologie SAINT-EXUPÉRY 84-SG
Liberté Jeunesse ZOLA 96-ST
Liberté Loisirs FRIEDMANN 92-ST
Liberté Ordre TOCQUEVILLE 88-SG
Liberté Pessimisme VALÉRY 92-ST
Liberté Progrès ROUGEMONT 92-SG
Liberté Techniques nouvelles SPITZ 93-SG

Etudes (cf. Textes et Documents, H. Mitterand , p. 480)

Desmoulins, 466 ; Destutt de Tracy, 352 ; Diderot, 193, 198, 212, 249, etc.
Voltaire 1. L’apologie de la liberté p. 100 sq.

1. But pédagogique :

Aider les élèves à maîtriser mieux la notion de " liberté " pour l’utiliser à bon escient dans la " partie personnelle " de leurs devoirs ou dans leurs commentaires oraux. La lecture des diverses citations permet de classer les différentes acceptions de la notion et de donner des repères.

2. Un exemple simple : la liberté

Cette notion doit, très souvent, être l’objet d’une mise au point avec la classe. Cela peut intervenir lors de l’étude de certains textes, notamment du XVIIIè siècle, soit lors de la rédaction d’un devoir de type 1.

3. Déroulement de la séquence Recherche des citations ; lecture

Classement des diverses acceptions du terme en fonction des citations. On aboutit naturellement à une opposition entre la Liberté et les libertés.

Recherche des antonymes ou des termes entrant en opposition. liberté / esclavage
liberté / prison (et ensemble du domaine juridique)
liberté / contrainte
liberté / aliénation, etc.

Moyens d'acquérir la liberté libération, émancipation , etc.
Réflexion, à partir des citations sur la notion de liberté politique et retour au texte étudié pour cadrer son utilisation
pour encourager à utiliser le terme dans un sens plein et clair.

4. Note

On peut également travailler sur cette notion à partir du logiciel PISTES qui présente les différentes Déclarations des Droits de l'Homme. On remarque alors une évolution très significative de l'idée de liberté entre la Déclaration de 1789 et la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Annexe : Citations du Robert concernant la LIBERTE

1 LIBERTÉ : c'est un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens; qui chantent plus qu'ils ne parlent; qui demandent plus qu'ils ne répondent; de ces mots qui ont fait tous les métiers, et desquels la mémoire est barbouillée de théologie, de Métaphysique, de Morale et de Politique; mots très bons pour la controverse, la dialectique, l'éloquence; aussi propres aux analyses illusoires et aux subtilités infinies qu'aux fins de phrases qui déchaînent le tonnerre.
VALÉRY, Regards sur le monde actuel, Fluctuations sur la liberté, p. 49.


2 (...) je ne vous demande que la liberté d'une jeune esclave de Babylone (...) et je consens de rester en esclavage à sa place, si je n'ai point le bonheur de guérir le magnifique seigneur Ogul.
VOLTAIRE, Zadig, XVIII.

3 Contraint de racheter sa liberté après une longue prison durant les guerres d'Allemagne (...)
FLÉCHIER, Oraison funèbre du duc de Montausier.

4 La mise en liberté provisoire est de droit lorsque se trouvent réunies, en faveur de l'inculpé, des conditions particulièrement favorables (...)
J. DONNEDIEU DE VABRES, Précis de droit criminel, § 1029.

5 Quand un corps tombe, sa liberté se manifeste en cheminant selon sa nature vers le centre de la Terre (...) A. COMTE, Catéchisme positiviste, 4e entretien.

6 Pour être en pleine liberté, j'ai fait en sorte que ma femme ira dîner chez ma soeur (...)
MOLIèRE, le Bourgeois gentilhomme, III, 6.

7 La liberté n'est pas oisiveté; c'est un usage libre du temps, c'est le choix du travail et de l'exercice.
LA BRUYèRE, les Caractères, XII, 104 (- aussi Bien, cit. 25).

8 J'écrivais ce livre au moment où, par le mariage, je venais de fixer ma vie; où j'aliénais volontairement une liberté que mon livre, oeuvre d'art, revendiquait aussitôt d'autant plus.
GIDE, les Nourritures terrestres, Préface.

9 Il y avait un flatteur qui prit la liberté de lui parler à l'oreille (...)
FÉNELON, Télémaque, XI.

10 (...) parler sans cesse à un grand que l'on sert (...) faire le familier, prendre des libertés, marquent mieux un fat qu'un favori.
LA BRUYèRE, les Caractères, IV, 71.

11 La liberté, où tant d'étourdis se trouvent portés du premier bond, fut pour moi une acquisition lente. Je n'arrivai au point d'émancipation que tant de gens atteignent sans aucun effort de réflexion qu'après avoir traversé toute l'exégèse allemande. RENAN, Souvenirs d'enfance..., I, I.

12 (...) une certaine liberté professionnelle (...) J'entends : liberté de pensée, et liberté de travail (...) - avec tous les risques, bien entendu, et toutes les responsabilités que ça comporte.
MARTIN DU GARD, les Thibault, t. V, p. 231.

13 (...) Tertullien a bien osé dire (...) vous allez être étonnés de la liberté de cette parole (...)
BOSSUET, Panégyrique de saint Thomas de Cantorbéry.

14 Vous direz peut-être que vous en avez retranché (des comédies de Térence) quelques libertés (...)
RACINE, Oeuvres diverses en prose, Lettres à l'auteur des Hérésies imaginaires.

15 (...) combien de temps, de règles, d'attention et de travail pour danser avec la même liberté et la même grâce que l'on sait marcher (...)
LA BRUYèRE, les Caractères, XII, 34.

16 Cette habitude de marcher seules leur donne une franchise, une élégance et une liberté d'allures que n'ont pas nos femmes, toujours suspendues à quelque bras.
Th. GAUTIER, Voyage en Espagne, p. 157.

17 La liberté est la propriété de soi; on distingue trois sortes de libertés : la liberté naturelle, la liberté civile, la liberté politique; c'est-à-dire la liberté de l'homme, celle du citoyen et celle d'un peuple.
G.-T. RAYNAL, Hist. philosophique, XI, XXIV.

18 Sous ce nom de liberté, les Romains se figuraient avec les Grecs un État où personne ne fût sujet que de la loi, et où la loi fût plus puissante que les hommes.
BOSSUET, Discours sur l'histoire universelle, III, VI.

19 Il n'y a point de mot qui ait reçu plus de différentes significations (...) que celui de liberté. Les uns l'ont pris pour la facilité de déposer celui à qui ils avaient donné un pouvoir tyrannique; les autres, pour la faculté d'élire celui à qui ils devaient obéir; d'autres, pour le droit d'être armés et de pouvoir exercer la violence; ceux-ci, pour le privilège de n'être gouvernés que par un homme de leur nation, ou par leurs propres lois (...) Ceux qui avaient goûté du gouvernement républicain l'ont mise dans ce gouvernement; ceux qui avaient joui du gouvernement monarchique l'ont placée dans la monarchie.
MONTESQUIEU, l'Esprit des lois, XI, II.

20 La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent.
MONTESQUIEU, l'Esprit des lois, XI, III.

21 La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens.
MONTESQUIEU, Cahiers, p. 117.

22 Les peuples, une fois accoutumés à des maîtres, ne sont plus en état de s'en passer. S'ils tentent de secouer le joug, ils s'éloignent d'autant plus de la liberté, que, prenant pour elle une licence effrénée qui lui est opposée, leurs révolutions les livrent presque toujours à des séducteurs qui ne font qu'aggraver leurs chaînes. ROUSSEAU, De l'inégalité parmi les hommes, à la République de Genève.

23 La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.
Déclaration des droits de l'homme, Constitution du 3 sept. 1791, art. 4.

24 Liberté! Liberté! En toutes choses justice, et ce sera assez de liberté.
Joseph JOUBERT, Pensées, XV, XV

25 La Politique nous parle aussi de liberté. Elle parut d'abord n'attacher à ce terme qu'une signification juridique. Pendant des siècles, presque toute société organisée comprenait deux catégories d'individus (...) les uns étaient des esclaves; les autres étaient dits "libres" (...)

Plus tard (...) la liberté devint un idéal, un mythe, un ferment, un mot plein de promesses, gros de menaces (...) Cette liberté politique paraît difficilement séparable des notions d'égalité et de "souveraineté" (...) Je me trouve bien en peine de me rendre nette et précise l'idée de liberté politique. Je suppose qu'elle signifie que je ne dois obéissance qu'à la loi, cette loi étant censée émaner de tous et faite dans l'intérêt de tous.
VALÉRY, Regards sur le monde actuel, p. 63-64-65.

26 Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté ÉLUARD, Poésie et Vérité (1942), "Liberté".

27 La liberté, "ce nom terrible écrit sur le char des orages" (Philotée O'Neddy), est au principe de toutes les révolutions. Sans elle, la justice paraît aux rebelles inimaginable. Un temps vient, pourtant, où la justice exige la suspension de la liberté. La terreur (...) vient alors couronner la révolution.
CAMUS, l'Homme révolté, p. 135.

28 Liberté de conscience et liberté de commerce, monsieur, voilà les deux pivots de l'opulence d'un État petit ou grand.
VOLTAIRE, Correspondance, 3664, 16 juil. 1770.

29 Frédéric (II de Prusse) introduisit la liberté de penser dans le nord de l'Allemagne : la réformation y avait amené l'examen, mais non pas la tolérance (...) Frédéric mit en honneur la liberté de parler et d'écrire (...)
Mme DE STAëL, De l'Allemagne, I, XVI.

30 Le premier des droits de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail.
JAURèS, Hist. socialiste, t. I, p. 186.

31 (...) et moi, sous mon nom de Léon, sous le simple habit d'un soldat, je défendrai la liberté de notre nouvelle patrie.
BEAUMARCHAIS, la Mère coupable, IV, 18.

32 Puisque vous ne mettez pas la liberté dans l'indifférence précisément, mais dans une puissance réelle et positive de se déterminer, il n'y a de différence entre nos opinions que pour le nom, car j'avoue que cette puissance est en la volonté. DESCARTES, Lettre au P. Mesland, 2 mai 1644.

33 J'appelle liberté le pouvoir de penser à une chose ou de n'y pas penser, de se mouvoir ou de ne se mouvoir pas, conformément au choix de son propre esprit.
VOLTAIRE, Correspondance avec le roi de Prusse, 32, oct. 1737.

34 Les prophètes n'ont jamais manqué, qui lui ont (au révolutionnaire) annoncé qu'il était libre : et c'était chaque fois pour le duper. La liberté stoïcienne, la liberté chrétienne, la liberté bergsonienne, n'ont fait que consolider ses chaînes en les lui cachant. Elles se réduisaient toutes à une certaine liberté intérieure que l'homme pourrait conserver en n'importe quelle situation. Cette liberté intérieure est une pure mystification idéaliste : on se garde bien de la présenter comme la condition nécessaire de l'acte. En vérité elle est pure jouissance d'elle-même. Si Épictète, dans les chaînes ne se révolte pas, c'est qu'il se sent libre, c'est qu'il jouit de sa liberté. Dès lors, un état en vaut un autre (...) pourquoi vouloir changer? Dans le fond, cette liberté se réduit à une affirmation plus ou moins claire de l'autonomie de la pensée (...)
SARTRE, Situations III, p. 196-197.

35 (...) pour agir il faut participer à une puissance infinie; pour avoir conscience d'agir il faut qu'on ait l'idée de cet infini pouvoir. Or c'est dans l'acte raisonnable qu'il y a synthèse de la puissance et de l'idée d'infini : et cette synthèse, c'est ce que l'on nomme la liberté.
Maurice BLONDEL, l'Action, t. II, p. 162.

36 Elle (l'âme) est rendue maîtresse de ses passions et concupiscences, maîtresse (...) de toutes autres injures de fortune (...) c'est ici la vraie et souveraine liberté, qui nous donne de quoi faire la figue à la force et à l'injustice, et nous moquer des prisons et des fers (...)
MONTAIGNE, Essais, I, XX.

37 Notre meilleure liberté consiste à faire autant que possible prévaloir les bons penchants sur les mauvais.
A. COMTE, Catéchisme positiviste, 4e entretien.

38 Le déterminisme a raison pour tous les êtres vulgaires; la liberté intérieure n'existe que par exception et par le fait d'une victoire sur soi-même. Même celui qui a goûté de la liberté n'est libre que par intervalles et par élans (...) Nous sommes assujettis, mais susceptibles d'affranchissement, nous sommes liés, mais capables de nous délier.
H.-F. AMIEL, Fragments d'un journal intime, 5 nov. 1879.

 

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